Les Etats-Unis d’Amérique constituent une terre d’immigration, de peuplement et donc composés de presque toutes les races du monde immigrées dans le pays à un moment donné de son histoire. Nous y verrons les indiens, les afro, les minorités et de toutes les autres.

 

Par prolongement et continuité logique, l’administration américaine est composée de toutes les couches de sa population. On verra ainsi dans l’administration du pays les afro, les indiens, les hispaniques et toutes les autres minorités. Ma corporation policière n’est pas en marge de cette réalité. Il y a aux USA de policiers afro, donc noirs, des indo, des hispaniques etc… cependant, un constat s’invite dans la corporation policière des USA : le moins en moins de noirs y sont. Qu’est ce qui peut expliquer cet état de chose ?

 

 

Des statistiques qui révèlent ma chose

C’est ‘’The Atlantic’’, magazine américain qui dresse mes statistiques et en arrive à la conclusion que le nombre de policiers noirs au pays de Joe Biden est en chute libre.

 

C’est avec les chiffres à l’appui que cet organe américain établit cette réalité. Comme pour exemple, déjà en 2008, la police du district de New-York a vu le nombre de ses officiers noirs diminuer de 14% par rapport à la décennie précédente et à moins de 19% depuis 2017. Washington, leader dans le recrutement des minorités notamment noire et hispanique a connu une baisse de plus de 25% des minorités noirs dans ses effectifs ces vingt dernières années. Chicago a connu une baisse de plus de 15% entre 2018 et 2021.

 

Les statistiques du magazine ‘’The Atlantic’’ ont révélé qu’a Los Angeles, les effectifs des agents de police des minorités noires a connu une baisse drastique de plus de 24% en une dizaine d’années.

 

Il est quasiment impossible d’avoir une idée globale des statistiques sur plan national américain. Me constat est clair. Les noirs commencent à manquer dans les rangs des agents de la police. Le pays compte plus de 18.000 districts de police, mais le constat fait dans les effectifs des grandes villes montrent à suffisance que les noirs y sont de moins en moins.

 

Dans les années 80-90, les grandes villes des USA avaient opté pour la diversité dans les effectifs des policiers notamment les grandes villes précédemment citées qui en avaient fait une priorité majeure. Une police efficace, qui travaille avec succès pour la protection de tout le peuple, de toute la population, est celle qui est plus représentative. Plus la police est représentative de toutes les couches de la population dans sa diversité, plus elle est enclin à se retrouver dans le peuple qu’elle protège. Cette situation est occasionnée par le départ massif des minorités noires à la retraite contre un intérêt quasiment nul de jeunes noires et d’autres minorités à s’y intéresser lors des recrutements d’officiers pour la relève des minorités noires dans les rangs des effectifs. Comme pour illustrer l’état de la chose, les noirs représentent une proportion de 37% des candidats à la police de Chicago mais seulement 18% d’entre eux arrivent jusqu’à l’école de police pour se faire former.

 

 

       Les tensions raciales montantes

Plusieurs mois de tensions, de manifestations et d’émeutes dans presque tout le pays pour dénoncer les violences et l’injustice policières à l’égard des minorités noires qui, constituent quand bien même une bonne partie de la minorité américaine et de la main d’œuvre ouvrière. C’est par le slogan BLM ‘’Black lives matter’’ pour dire que les noires aussi doivent vivre que les manifestations sont menées pour rendre hommage à toutes les victimes de violence policière et réclamer justice.

 

Une chanson signée du Rappeur afro-canadien Dax en partout repris en chœur lors des manifestations pour réclamer justice. Le refrain est justement évocateur ‘’I can’t breathe’’ comme pour répéter les cris et les supplications de Georges Flyod lors de son interpellation  et de son assassinat. Il n’a cessé de le dire ’I can’t breathe’’, ’I can’t breathe’’ comme pour lui réclamer justice, les manifestants ne cessent aussi de me répéter en cœur. ’I can’t breathe’’. Evidemment, la justice a fini par interpeler le policier, auteur du meurtre de l’afro et le condamner. Ce dernier n’a pas manqué de faire appel de son jugement. Il s’agit du policier Derek Chauvin.

 

Une baisse du nombre des policiers noirs dans le rang des policiers pendant que les tensions raciales s’exacerbent ne pourra justement pas aider. L’institut Gallup a, à cet effet diligenté une enquête en 2020 et en arrive à la conclusion seulement 19% des noires des USA pouvait encore faire confiance à la police américaine. En 2021, le chiffre a connu une petite croissance et est passé de 19% à 27%. Le non intérêt des minorités noires lors des recrutements des fonctionnaires de police peut ainsi se comprendre.

 

 

       Les suprématies raciales au sein de police

         C’est inquiétant révèle le magazine ‘’The Atlantic’’ que de voir des idées suprématistes en pleine croissance au sein de la police que devrait être républicaine. Le Federal Bureau of Investigation s’en est inquiétée. Le maire de New-York a, à juste titre promis une enquête indépendante à la suite des événements du 06 Janvier au Capitole dans Washington..