Quel que soit le pays du monde où souhaite se rendre un ressortissant étranger, celui-ci doit au préalable obtenir une autorisation d’entrée. Cela est valable même pour les États-Unis. Les types d’autorisations pour entrer sur le territoire américain varient en fonction du pays du voyageur, du but du voyage et de la durée de séjour.

 

Si pour certaines nationalités l’obtention du visa est obligatoire, d’autres peuvent en être dispensés. C’est le cas de tout citoyen dont le pays participe au Programme d’exemption de visa. Comment donc savoir de quel document exactement vous aurez besoin ?

 

Exemption de visa : l’autorisation ESTA

L’Electronic System for Travel Autorisation ou ESTA est un système automatique de voyage, qui permet aux ressortissants de 38 pays d’être exemptés de visa pour voyager aux USA. Il s’agit en fait d’un dispositif de renseignements qu’utilise le département de la sécurité intérieure du gouvernement américain pour assurer la protection du pays et des voyageurs.

 

Pour y avoir accès, il suffit de remplir le formulaire ESTA en ligne. Une fois le questionnaire renseigné, vous devez procéder au paiement via votre carte de crédit et soumettre votre requête. Une fois la demande d’autorisation envoyée, vous devez patienter pour recevoir la réponse, qui devrait arriver dans les 72 heures au plus tard.

 

Afin d’être dispensé de visa pour votre entrée sur le territoire américain, vous devez remplir quelques conditions obligatoires :

  • être ressortissant de l’un des pays membres du Programme d’exemption de visa, dont 22 pays de l’Union européenne ;
  • avoir un passeport biométrique ou lisible à la machine en cours de validité ;
  • prévoir une durée de séjour de 90 jours maximum ;
  • voyager dans le cadre d’un séjour touristique, voyage d’affaires ou visite à un proche ;
  • ne pas avoir une double nationalité irakienne, iranienne, syrienne, somalienne, soudanaise et yéménite : condition exigible depuis le 21 janvier 2016.

 

Même s’il ne s’agit pas d’une réelle obligation, il pourra vous être demandé de présenter votre billet d’avion ou de bateau aller-retour. À défaut de cela, vous pourrez présenter la preuve de votre sortie des États-Unis 90 jours après votre entrée.

 

 

Si vous remplissez ces conditions, vous pouvez alors bénéficier de l’exemption de visa pour vous rendre aux USA. Vu la rapidité de traitement de demande de ce type d’autorisation, vous pouvez la soumettre 72 heures avant la date prévue de voyage.

 

 

L’ESTA n’est pas un visa

Vous devez toujours garder en mémoire que votre ESTA n’est pas un visa à part entière. Déjà, pour l’obtenir, la procédure se fait essentiellement en ligne, de la soumission à l’obtention. Par contre, pour une demande de visa vous devez vous rendre au consulat ou à l’ambassade américaine, prendre rendez-vous et passer un entretien. La procédure est donc plus longue et plus coûteuse.

 

L’autorisation de voyage électronique ESTA vous donne le statut de visiteur temporaire sur le sol américain, et celui-ci ne pourra jamais changer. De plus, avec ce document, vous ne pourrez pas prétendre travailler, étudier et encore moins vivre aux États-Unis.

 

Si vous pensez donc que le temps que vous serez amené à passer aux USA sera plus long que celui exigé, vous devez obtenir un visa non immigrant. Il en est de même si votre voyage poursuit un autre but que l’un de ceux autorisés par le Visa Waiver Program (VWP).

 

Quand demander un visa pour voyager aux USA ?

Si vous ne répondez pas à seule des conditions relatives à l’obtention de l’ESTA, cela ne veut en aucun cas dire que vous ne pourrez pas partir aux États-Unis. Vous devez en fait faire une demande de visa auprès d’une agence consulaire américaine.

 

 

Même si vous vous rendez aux USA pour un stage ou pour faire du bénévolat, vous devez passer par la procédure d’obtention de visa américain. Cela est un indispensable si vous voulez entrer dans le pays et y séjourner dans le respect des règles.

 

 

Les pays pouvant voyager aux États-Unis sont Andorre, l’Australie, Autriche, Belgique, Brunei, Chili, Corée du Sud, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Monaco, Norvège, Danemark, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Japon, Lettonie, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni, République tchèque, Saint-Marin, Singapour, Suède, Suisse et Taiwan.

 

 

Si vous êtes un ressortissant d’un de ces pays, allant aux États-Unis pour le tourisme ou les affaires, pour plus de 90 jours, vous devez obtenir le visa correspondant à la raison de votre voyage. En fait, il existe plusieurs types de visas à choisir en fonction du but visé sur le sol américain.

 

 

Les différents types de visas pour les États-Unis

Pour demander un visa, vous devez préciser dans le formulaire, la raison pour laquelle vous comptez vous rendre aux USA. En fonction des différents buts de voyage, vous pouvez obtenir :

  • un visa d’affaires (B1) ou un visa de tourisme (B2), celui-ci est également délivré aux personnes désireuses de se rendre aux États-Unis pour suivre un traitement médical ;

 

  • les visas de travail sont diversifiés. Le type varie en fonction de la nature de votre travail. Vous pouvez donc obtenir un visa H pour les professions spécialisées, le travail temporaire fondé sur un traité, les travailleurs agricoles saisonniers, les stagiaires et dépendants, ainsi que les travailleurs qualifiés et non qualifiés ;

 

 

  • le visa de travail de type L concerne les transferts intra-sociétés ;

 

  • les visas O sont réservés aux demandeurs dotés de capacités extraordinaires artistiques, scientifiques, commerciales, athlétiques et éducatives. Ils concernent également toute personne ayant connu un succès extraordinaire en production télévisée, ainsi qu’à leur personnel d’aide.

 

 

  • les athlètes, entraineurs, entraineurs et leurs assistants auront besoin d’un visa P, tandis que les participants à un programme d’échange obtiendront un visa de type Q ;

 

  • le visa de type J est pour les étudiants qui souhaitent effectuer un stage sur le sol américain ;

 

 

  • si vous effectuez un transit aux USA vers une autre destination finale, vous devez demander un visa C ;

 

  • le visa D est celui émis dans certains cas aux membres d’équipage à bord d’un avion ou d’un bateau ;

 

 

  • le visa R est accordé aux travailleurs religieux en mission temporaire sur le territoire des États-Unis d’Amérique ;

 

  • le visa de type I est quant à lui destiné aux personnels des médias voyageant aux USA dans le cadre de leur profession.

 

La procédure d’obtention de l’un de ces visas est bien plus longue que celle à suivre pour obtenir un ESTA. Si pour demander un dispositif électronique de voyage vous pouvez attendre jusqu’à 3 jours avant votre voyage, pour solliciter un visa il est conseillé d’entamer la procédure environ 2 mois avant la date de départ souhaitée.

 

Pour le coût, celui-ci varie en fonction du visa demandé. Le visa de travail étant le plus coûteux. Contrairement au paiement des frais d’ESTA, le paiement des frais de visa non immigrant peut être fait de diverses façons.

 

Avec toutes ces informations, vous pouvez maintenant demander l’autorisation de voyage qui correspond à votre besoin et vos critères.