C’est inquiétant. Cela peut arriver à n’importe qui parmi nous déclare Madame Gomez, ouvrière agricole qui, en ce jour d’automne porte un masque contre tout ce qui proviendrait des incendies de feux de brousse, les fumées notamment qui occupent le ciel d’un épais brouillard ocre.

 

C’est aussi très fatigant de travailler sous cette ardente chaleur qui empêche quasiment les déplacements avec une température de plus en plus élevée qui peut être mortelle pour des ouvriers, les plus fragiles.

 

On peut en déduire que rien qu’en Californie, les températures de plus en plus élevées peuvent être sources et en même temps la cause de plusieurs centaines de milliers d’accidents de travail dira l’économiste Jisung Park de l’université de Californie. Au-delà de la vie des travailleurs menacée par les températures élevée, il faut également noter un coup  dur que prend l’économie nationale.

 

Irma Gomez, ouvrière agricole renchérit en disant que cette année, il y a eu très moins de travail à cause de la hausse de la chaleur.

 

Dans l’incapacité de travailler 8 heures de temps cet été, Irma se retrouve avec un salaire de 1.700 dollars de salaire mensuel avec un rabais de 700 dollars comparativement aux années antérieures. Cette perte suffirait pour payer son loyer mensuel.

 

Kristina Dahl, coauteure d’une enquête de l’organisation non gouvernementale Union Of Concerned Scientists en arrivera à la conclusion que dans beaucoup de secteurs économique comme dans l’agriculture, les travailleurs sont payés à l’heure ou à la tâche ce qui revient à dire que si un travailleur se donne une pause, il n’en sera pas rémunéré pour  son temps de pause. Cela a d’énormes conséquences sur leurs situations économiques.

 

Productivité en chute libre

Deux récentes enquêtes révèlent que les conséquences de la hausse de la température sur l’économie sont aussi réelles que sur les ouvriers.

 

Plus de 100 milliards de dollars sont perdus chaque année à cause de la baisse de la productivité qui, elle est liée à la hausse de la chaleur qui est une conséquence des changements climatiques notamment par le réchauffement.

 

En 2050, ces pertes pourraient atteindre la barre de 500 milliards de dollars d’après les conclusions des enquêtes du Centre de résilience de la Fondation Adrienne Arsht-Rockefeller paru fin Août.

 

Kathy, directrice du centre dira que, dès lors que quelqu’un est de plus en plus lent au travail dans un champ, il a besoin de prendre une boisson rafraîchissante, se mettre à l’ombre pour une pause. Cet ouvrier, en ce moment précis est moins productif.

 

L’été dernier a battu tous les records de chaleur dans plusieurs régions et la situation devrait aller de mal en pire préviennent des chercheurs. Ils sont plus de trois millions de travailleurs américains à connaitre une température de plus 37,7oC pendant qu’ils travaillent. Cet état de chose les met de plus en plus en danger et les soumet à des risques de crise sanitaire.

 

Les prévisions météorologiques actuelles estiment à quelques 18.4 millions de travailleurs qui seront obligés de travailler plus d’une semaine acharnée dans ces conditions d’extrême et de hausse de la chaleur, ce qui nécessitera davantage de pauses à chaque fois afin de préserver la santé.

 

Tout citoyen, peu importe son secteur d’activité connaitra les effets de la hausse de la température, de la baisse de la productivité économique.

 

Ombrage, l’eau et repos

Toutes les études s’accordent et arrivent à la conclusion que la priorité pour faire face à la crise de la température est de réduire rapidement et immédiatement mes émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique. Puisque cet objectif n’est pas pour tout de suite, les études recommandent qu’on prenne beaucoup plus soin des travailleurs. Il leur faut trois précieuses choses essentiellement : l’eau, de l’ombre et du repos. La chaleur étant à la base du décès davantage d’américains que n’importe quels autres phénomènes liés au changement climatique.

 

Les deux études vont arriver à plaider et proposer l’adoption d’une loi au niveau fédéral pour mettre en place de mesures de protection des ouvriers comme par exemple les pauses rémunérées. La finalité étant de faire en sorte que l’ouvrier ne soit pas arrivé à choisir entre sa santé et l’argent. La maison blanche a en outre annoncé d’étudier une loi pour protéger les ouvriers mais le processus de cette législation prend plus de temps que la réalité que vivent les travailleurs dans les champs et sur les chantiers.